Tentative de résumer les 5 ans de Rue de la Commune
Fêtons les 5 ans d’un collectif de mémoire sociale et chantant !
Cap sur une résistance 2026 – 2027 .. !
Après une première campagne de soutien en 2020 pour permettre le financement de l’œuvre Il faut venger Gervaise , Rue de la commune revient avec un deuxième appel à solidarité financière ! Retrouver l’appel historique :
– https://www.cotizup.com/vengergervaise et les merveilleux commentaires des participant.e.s !
Après avoir crié qu’Il faut venger Gervaise, nous revenons avec l’idée que Nous avons en commun la Résistance ! Mémoire sociale, c’est à dire populaire. Celle des femmes, des colonisé.e.s, des homosexuel.les, des opprimés. A travers elles, l’histoire ouvrière, l’histoire décoloniale, l’histoire de la violence et l’histoire insurrectionnelle. Si peu portées par les arts !
Le collectif s’est étoffé, et diversifie ses activités. Elles sont visibles sur ruedelacommune.com
Collectif de mémoire sociale chantée, rue de la commune part du fondement que fut l’insurrection communarde, et explore les ramifications de la mémoire sociale au travers d’archives, de sons, de créations originales, de visites et de pérégrinations géographiques.
Une nouvelle œuvre mémorielle à soutenir
Aujourd’hui nous souhaitons porter le message que Nous avons en commun la Résistance partout où c’est possible. Nous souhaitons diffuser un travail mémoriel autour de la Résistance qui ne se borne pas à la glorification des résistants. Travailler à l’histoire de l’engagement, ses conséquences pour les résistant.e.s, et les conséquences aujourd’hui. En particulier, l’histoire des femmes et des homosexuelles dans la résistance a été pris dans un silence trop épais. Cette œuvre, écrite par Anouk Colombani, secoue la représentation du rôle des femmes. Elle nous fait également saisir combien le régime de Vichy a incrusté dans la société française des normes violentes, qui n’étaient pas complètement les siennes avant la guerre, l’homophobie et le racisme institutionnels qui s’éprouvent encore aujourd’hui.
Le gouvernement collaborationniste Pétain / Laval, le rôle de la police française, ainsi que les processus de « justice » menés à la libération, ont produit une vengeance sur les femmes, les étrangers, et les homosexuels, et nous devons repasser collectivement par cette histoire. Peut-être surtout dans ces heures où sont financées des fausses mémoires.
Comme pour Il faut venger Gervaise, nous souhaitons poser des questions, et pas toujours y répondre. « Est-ce ma faute si les Allemands sont entrés ? » clament une femme qui doit se faire tondre, « Tu devras tuer ou mourir » assume une réfugiée espagnol passée deux fois par la guerre et la résistance, ou « Jusqu’où un corps peut-il mourir ? » crie une lesbienne de passage sous la torture où « ils n’auront pas ce qu’ils veulent » mais produiront l’histoire massive de corps martyrisés. Marthe, Le personnage clef nous fait traverser l’émotion de l’engagement, et la force collective des femmes et des hommes qui ont lutté pour notre destin commun. Nous affirmerons par elles, par nous, que nous avons en commun la Résistance.
Un appel à solidarité
Rue de la Commune est non lucrative, elle défend le salaire quand cela est possible et l’investissement dans une forme d’autonomie de son activité mémorielle. Nous nous efforçons de produire des spectacles populaires, accessibles, des visites en rue, des conférences, tout en menant un travail artistique et un travail mémoriel exigent. Nous n’avons pas de vocation historique en propre, mais nous défendons le rêve et les arts. Et leur nécessité dans l’engagement.
Précisément, la pièce a bénéficié d’aides à la création (Région, département, fonds préfectoraux pour l’égalité, Fonds LIG lesbiennes…). Celles-ci ont permis de salarier les comédiennes lors des répétitions et des « résidences » (travail de création sur des plateaux) dans des lieux partenaires. Fait assez rare dans le spectacle vivant !
Aujourd’hui nous souhaitons financer le travail mené en propre par rue de la Commune, qui ne peut être valorisé dans les subventions : les ressorts créatifs !
Ainsi l’écriture, l’illustration, la diffusion, le soutien à des luttes, l’investissement dans du matériel pour s’adapter à des scènes moins dédiées, les visites guidées, l’enregistrement sonore des chants, la création de podcasts, demandent des investissements. Pour mener ce travail politique de mémoire, et le rendre possible sous différents formats, nous faisons appel à la solidarité.
On fait quoi toute l’année, précisément :
– des Visites Guidées dont des balades chantées qui manquent de financement. Une balade coûte 600 euros en salaire/défraiement.
– Développement du site internet qui vise à étoffer les ressources par la production d’articles informatifs liés à nos recherches et réflexions.
– Soutien à la fête de la chanson politique
– Soutien à l’implantation physique du collectif
– On ouvre des chantiers mémoriels. En 2026, on travaille sur le Front populaire, la guerre d’Algérie et les luttes étudiantes.
Formats de soutien
Deux possibilités s’offrent à vous :
– Un soutien à hauteur de ce que vous souhaitez par la plateforme Cotizup
– Une adhésion à ce collectif par une cotisation fixée à 5 euros l’année par la plateforme Hello Asso. Cette adhésion est une nouveauté, et le collectif prévoit de réfléchir aux activités d’un collectif ouvert à cotisation et participation de membres divers.
Rue de la Commune fait une demande d’association d’intérêt collectif pour ouvrir à la réduction crédits d’impôts la cotisation.
